L’année 2026 s’annonce cruciale pour DS Automobiles, la branche premium du groupe Stellantis. Après avoir renouvelé le haut de sa gamme avec la berline N°8 et rafraîchi sa compacte N°4, le constructeur français s’attaque au cœur du marché : le remplacement de son best-seller, le DS 7. Ce futur modèle, désormais officiellement baptisé nouveau SUV DS N°7, vient de faire une première apparition officielle très remarquée. Non pas sur un podium de salon, mais à travers une vidéo teaser diffusée sur les réseaux professionnels, notamment par Xavier Peugeot, le directeur de la marque.
La particularité de cette séquence ? Elle est entièrement virtuelle. DS Automobiles assume une communication audacieuse en utilisant une vidéo générée par l’intelligence artificielle pour présenter un véhicule pourtant bien réel, dont le développement touche à sa fin. Cette approche marketing moderne permet de créer le “buzz” à moindre coût tout en maintenant un contrôle total sur ce qui est montré, ou plutôt caché, car le véhicule y apparaît lourdement camouflé.
Décryptage d’une silhouette et d’une nouvelle identité
Cette vidéo “fausse” de la vraie voiture confirme plusieurs éléments clés. Premièrement, la nomenclature. Oubliez le suffixe “Crossback”, la marque harmonise ses appellations autour du “N°”, positionnant ce nouveau SUV DS N°7 logiquement entre la N°4 et la N°8.
Deuxièmement, malgré le camouflage psychédélique, les lignes générales sont perceptibles. La silhouette semble évoluer vers plus de dynamisme, s’éloignant légèrement du style très rondouillard de l’actuel DS 7 pour adopter des traits plus tendus, potentiellement inspirés du concept DS Aero Sport Lounge. On devine une signature lumineuse avant très travaillée, véritable marque de fabrique de DS, qui devrait reprendre les “DS Light Veil” (les fins feux de jour verticaux) inaugurés sur les dernières productions de la maison. La poupe semble également plus fuyante, cherchant à optimiser l’aérodynamisme, un point crucial pour l’efficience des versions électriques.
La plateforme STLA Medium : Le cœur technologique
Si la vidéo est virtuelle, les dessous techniques du nouveau SUV DS N°7 sont bien réels et connus. Il reposera sur la plateforme modulaire STLA Medium du groupe Stellantis. C’est une base technique multi-énergies très moderne, déjà étrennée par le nouveau Peugeot 3008 de troisième génération.
Pour le client DS, cela signifie une offre de motorisations large et performante, adaptée à la transition énergétique actuelle :
- L’électrique au sommet : Le DS N°7 proposera assurément des versions 100 % électriques (E-Tense). En se basant sur les capacités de la plateforme STLA Medium, on peut s’attendre à des batteries allant jusqu’à 98 kWh, offrant une autonomie théorique pouvant dépasser les 650, voire 700 km selon le cycle WLTP pour la version “Grande Autonomie”. Des versions traction et quatre roues motrices (Dual Motor) seront probablement au catalogue pour les clients cherchant la performance.
- L’hybride rechargeable (PHEV) amélioré : Technologie phare de l’actuel DS 7, l’hybride rechargeable sera reconduit. On attend cependant une nouvelle génération de chaîne de traction, offrant une autonomie en tout électrique supérieure (visant les 80-100 km réels) et une meilleure efficience une fois la batterie déchargée.
- L’hybride léger (MHEV) en accès : Pour contenir le prix d’appel et éviter les malus écologiques trop lourds sur certains marchés, le nouveau moteur 1.2 Hybrid 136 ch (micro-hybridation 48V) devrait constituer l’entrée de gamme.
Les défis du premium : Plus qu’un simple “3008 de luxe”
C’est ici que se jouera le succès du nouveau SUV DS N°7. Partager sa plateforme avec un Peugeot 3008 est une rationalisation industrielle logique, mais le DS N°7 devra impérativement justifier son positionnement tarifaire premium par des prestations nettement supérieures.
Cela passera d’abord par le confort. On attend de DS l’intégration de technologies comme la suspension pilotée par caméra (DS Active Scan Suspension), pour offrir ce fameux “tapis volant” qui fait l’ADN de la marque.
Ensuite, l’habitacle devra franchir un cap. Si le Peugeot 3008 impressionne avec son Panoramic i-Cockpit, DS devra proposer une ambiance radicalement différente, misant sur le “savoir-faire à la française”. Cuirs pleine fleur, coutures “point perle”, guillochage “Clous de Paris” sur les commandes, et une insonorisation poussée seront indispensables pour rivaliser avec les ténors allemands que sont les nouveaux Audi Q5, BMW X3 et Mercedes GLC.Le nouveau SUV DS N°7 n’a pas le droit à l’erreur. Il doit transformer l’essai du premier modèle et pérenniser la présence de DS dans le segment très disputé des C-SUV premium. La présentation officielle, réelle cette fois-ci, est attendue dans les prochaines semaines pour une commercialisation courant 2026.




